Lutter contre les chenilles processionnaires
Dans les forêts ou les jardins, au sol ou sur les branches des arbres, certaines chenilles se déplaçent en file indienne. Ces chenilles, appelées processionnaires, sont des insectes aux poils urticants, qui peuvent entraîner des réactions inflammatoires parfois graves chez les humains ou les animaux.
Les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont des insectes vivant en colonie, reconnaissables à leurs déplacements en file indienne. Elles infestent principalement les pins pour l’une et les chênes pour l’autre, avec une répartition géographique et des périodes d’apparition différentes selon l’espèce.
Elles représentent un risque sanitaire important car leurs poils urticants, transportés par le vent, libèrent un venin pouvant provoquer des réactions cutanées, oculaires, respiratoires et, dans les cas graves ou répétés, des réactions allergiques sévères. Le contact direct n’est pas nécessaire pour développer des symptômes.
Les animaux, en particulier les chiens, sont très exposés : l’intoxication touche surtout la bouche et peut entraîner une nécrose grave de la langue si la prise en charge n’est pas rapide.
Pour les arbres et les forêts, l’impact économique reste limité, mais les infestations peuvent fragiliser les peuplements, ralentir la croissance des pins et favoriser l’apparition de ravageurs secondaires.
La prévention repose sur l’évitement des zones infestées, le port de vêtements couvrants et des mesures d’hygiène après exposition. La lutte combine des actions préventives (diversification des essences) et curatives (destruction des nids, pièges, insecticides spécifiques autorisés uniquement pour la protection des végétaux). L’Anses a mené plusieurs expertises pour évaluer les risques sanitaires et améliorer les stratégies de gestion.

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